Communiqué : ALCO prend position sur la pratique consistant à faire appel à des tiers psychiatres et psychologues pour juger de la dangerosité des individus

La pratique généralisée consistant à faire appel à des tiers psychiatres et psychologues pour juger de la dangerosité des individus est répugnante dans une société libre et démocratique, ALCO

(Ottawa, le 23 octobre 2018) – Il est devenu courant en Ontario que l’État, les institutions, les employeurs et les plaideurs ou les adversaires politiques achètent des profils psychiatriques individualisés ou des évaluations d’individus qu’ils souhaitent nuire ou contrôler.

Les justifications avancées pour réaliser ces prétendues évaluations d’experts sont généralement «la sécurité publique», «l’évaluation des risques», «la sécurité sur le lieu de travail», «les accommodements» ou simplement «l’intérêt public», comme dans le cas de personnalités influentes.

Cette activité très répandue implique un nouveau groupe de professionnels de la santé travaillant dans les domaines de la «psychologie légale» et de “l’évaluation psychiatrique de la personnalité violente». Ces experts sont largement utilisés dans les procédures judiciaires, procédures d’arbitrage, mais aussi dans la gestion des conflits en milieu de travail.

L’Association des libertés civiles de l’Ontario (ALCO) soutient que la pratique consistant à faire appel à des experts embauchés pour se prononcer sur la dangerosité d’un employé, d’un défendeur ou d’un opposant est répugnante dans une société libre et démocratique pour trois raisons:

i.           Les évaluations ne sont pas fiables. Il n’existe aucune base scientifique permettant de prévoir le comportement violent d’un individu spécifique au-delà des considérations évidentes telles que les antécédents de violence et les circonstances immédiates (telles que la guerre ou les conditions de détention, etc.).

ii.          Les évaluateurs recrutés sont biaisés en faveur de la partie qui fait appel à leurs services, comme le prouvent les études comparatives sur l’allégeance adverse des experts scientifiques et médicaux.

iii.         Les règles de pratique éthiques de l’expertise sont inadéquates et sont souvent violées même lorsqu’elles sont suffisamment énoncées dans les lois et les règlements.

L’ALCO connait quatre (4) cas Ontariens qui sont des violations graves des droits civils des individus, des étudiants et des travailleurs.

Pour ces raisons, l’ALCO invite les plaignants contre de telles évaluations professionnelles (victimes de cette pratique) à se faire connaître, à s’exprimer publiquement, ou à contacter l’ALCO à titre privé en utilisant la page de contact à l’adresse suivante: http://ocla.ca/

Contact :

Joseph Hickey
Directeur exécutif
Association des libertés civiles de l’Ontario (ALCO) http://ocla.ca
613-252-6148 (c)
joseph.hickey@ocla.ca

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